Pierre Vavasseur - LE PARISIEN

« Un film simple et beau, en tout point percutant, qui dit combien la ténacité n’est rien d’autre que l’exploration de soi-même ; mais qu’elle conduit aussi, au final, de l’ombre à la lumière de soi. Alors oui, tout va bien. »

 

Eric Vernay - PREMIERE

« ... ce documentaire enregistre avec subtilité d’émouvants parcours initiatiques à rebours qui ramènent les protagonistes vers l’enfance. »

 

Sandrine Marques - LE MONDE

« ... Ces paroles sont à fleur de peau et imprégnées d’une sensibilité qui semble être indispensable à la pratique de cet art populaire [...] Ils en tirent un document tout à fait intéressant.... »

 

David Fontaine - LE CANARD ENCHAINÉ

"Un apprentissage éprouvant [...] poussant les élèves à abolir leur pudeur, les réflexes appris, voire à craquer, pour mettre l’émotion à vif [...] On découvre que devenir clown fait beaucoup pleurer !

 

Cécile Mury - TELÉRAMA

Un beau film délicat, au coeur de la création artistique. »

 

Nicolas Schaller - NOUVEL OBS

« L’important, comme on dit, ce n’est pas le but mais le chemin qui y mène. Et celui mis en lumière par Pablo Rosenblatt et Emilie Desjardins vaut le détour. » 

 

Pierre-Edouard Peillon - CRITIKAT.COM

"Huis-clos intégralement dédié aux cours dispensés à l’intérieur d’une école de clowns, Tout va bien n’en demeure pas moins un film politique : le documentaire fait de cet espace restreint un laboratoire marginal où l’on apprend à manier avec art l’échec et la bizarrerie – ces rebuts d’une société prosternée devant la réussite et la normalisation."

I

 

Mercredi 21 mai 2014
                    
à  20h30 projection du documentaire

« Tout va bien

(1er commandement du clown) »

de Pablo Rosenblatt et Emilie Desjardins -février 2014

 

Deux ans dans une école de clown (Le Samovar- Bagnolet)... Dix filles et quatre garçons prennent un tournant dans leur vie et se lancent dans une quête : « chercher son clown ». A contre-courant d’une société de la performance, une aventure pour apprendre à faire rire de la condition humaine. En suivant leur évolution, leurs prises de conscience, leurs doutes, leurs moments de grâce, on découvre peu à peu les contours de cet art populaire, vivant et plus que jamais nécessaire.

Avec la présence de Franck Dinet – directeur du Samovar

                        Lieu: Espace Culturel Les Abattoirs
                               1, route d'Ennezat - Riom

 

A propos du documentaire

« Tout va bien. 1er commandement du clown »

 

Les clowns, on les adore ou on les fuit. On comprend mieux pourquoi grâce à ce documentaire inattendu. Filmé entre les murs d’une école de clown, il suit une quinzaine d’élèves qui apprennent à ne faire qu’un avec leur nez rouge. Ce nez, c’est la liberté, le lâcher-prise, la pudeur oubliée. C’est accepter de se montrer infantiles, stupides, ridicules. Observer ces adultes en quête de régression, à la recherche d’un eux-mêmes primaire, instinctif, enfoui sous des couches d’éducation et de sociabilité, se révèle assez instructif. Irritant aussi tant leur drôlerie s’avère (très) relative. L’important, comme on dit, ce n’est pas le but mais le chemin qui y mène. Et celui mis en lumière par Pablo Rosenblatt et Emilie Desjardins vaut le détour. Chercher son clown, y apprend-on, c’est faire fi de ce que la société attend de nous. Et si on s’y mettait tous ?

- Nicolas Schaller – Le Nouvel Observateur

 

Les documentaristes Pablo Rosenblatt et Emilie Desjardins ont passé deux ans dans une école de clowns en région parisienne à filmer les efforts, la souffrance et la jubilation d’une poignée d’élèves. Un beau film délicat, au cœur de la création artistique. - Cécile Mury - Télérama 

 

« Tout va bien » : Clown, c'est pas de la rigolade.Vous connaissez les dix commandements du clown ? Ils sont édifiants. Le premier s'énonce comme une politesse : tout va bien. Même si tout va mal, tout va bien. Le deuxième dit que « pour trouver la liberté, il faut chercher la contrainte ». Un autre invite à « chercher le petit pour trouver le grand ». Le dixième et dernier à « jubiler de tout ». Dans « Tout va bien », les quatorze apprentis clowns du Samovar, une université pas comme les autres à Bagnolet (Seine-Saint-Denis) qui délivre « un titre Artiste clown de niveau III enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles », en bavent des ronds de chapeau. Ils pleurent sous leur maquillage, transportent des tonnes de névroses dans leurs valises vides, se font engueuler froidement lorsque leur numéro part en quenouille ou qu'ils ont perdu le fil de leur désir funambule. C'est bouleversant de drame, de comédie pure et d'expériences radicales de vie. Ainsi, pour financer ses cours, une jeune femme a vendu son piano et vécu un an dans sa voiture avec son chien.Un de ses compagnons de douleur progresse à si petits pas qu'il se demande s'il saura voir un jour plus loin que le bout de son nez rouge. Deux ans durant, la caméra a suivi ces parcours de combattants au coeur d'une légion étrangère aux codes de la société. Le tout est un film simple et beau, en tout point percutant, qui dit combien la ténacité n'est rien d'autre que l'exploration de soi-même ; mais qu'elle conduit aussi, au final, de l'ombre à la lumière de soi. Alors oui, tout va bien.

- Pierre Vavasseur – Le Parisien

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